L’enquête trimestrielle que mène Deloitte auprès des CFO belges révèle que l’optimisme des CFO belges est au plus bas depuis le lancement de l’enquête en 2009. Plus des 60% des responsables financiers voient dans la réduction du déficit public la première priorité pour le nouveau gouvernement belge.
Mais les premiers effets se font déjà sentir puisque 50% des sondés indiquent que leur organisation ne respectera pas les objectifs budgétaires de 2011. L’économie belge sera en récession dès les premiers jours de 2012 et les revenus devraient diminuer pour 60% des entreprises interrogées. Ambiance.
Thierry Van Schoubroeck, Associé chez Deloitte Belgique, constate qu’en moyenne, les entreprises ont augmenté le nombre d’embauches en 2011, reflétant les attentes positives que nombre d’entre elles avaient encore au premier semestre de l’année. Malheureusement, cet optimisme a fondu pour atteindre son plus bas niveau depuis le lancement de l’enquête, début 2009».
Plus de 80% des CFO sont moins optimistes aujourd’hui qu’il y a trois mois. Presque tous s’attendent «plus que probablement» à un deuxième trimestre consécutif de contraction économique
Les dépenses du secteur public et le pouvoir d’achat des consommateurs étant appelées à diminuer, près de 50% des CFO prévoient une profonde récession et ne s’attendent pas à un redressement de la demande de leurs produits et services avant 2013. Les autres préoccupations sont les taux d’intérêt plus élevés et le durcissement des conditions d’accès aux capitaux.
62% d’entre eux prévoient une diminution des revenus et pas moins de 79% anticipent une réduction des marges. Par conséquent, la réduction des coûts figure une fois de plus en tête de liste des priorités des entreprises.
Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, 76% des CFO signalent que la crise de l’euro aura un impact négatif sur leurs activités commerciales. 1/3 des financiers déclarent que leur entreprise modifie ses plans ou en élabore de nouveaux pour faire face à la situation. Ils posent encore le constat que, pour la première fois en deux ans, il est à nouveau difficile d’obtenir des prêts bancaires, tandis que leur coût continue d’augmenter.
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